A UN POIL DE CUL

21 août 2017

A Michel Rouillon
Michel,
Encore trop tard.
L’idée était de faire chacun un bout de chemin l’un vers l’autre pour se retrouver.
Ton idée était bonne
Trop tard maintenant. A un poil de cul près…
L’idée était bonne.
Comme cette idée pour La Chaufferie de Philippe Decouflé :
on avait fait des plans avec la Mairie de Saint Denis,
l’achat du terrain pour un accès handicapé,
un lieu à plusieurs vitesses avec deux entrées,
une pour Monsieur Philippe Decouflé
et une autre pour tout le monde.
Un lieu ouvert, sans peur…
A un poil de cul près, on faisait de ce lieu,
un lieu vivant qui n’existe toujours pas aujourd’hui,
avec une salle de décryptage des images et de l’information pour les jeunes de Saint-Denis,
de la créativité pour tous, une presque Université Populaire des Arts…
une direction artistique avec changement tout les deux ans…
Mais le dossier s’envola en deux secondes
devant les représentants de la ville et du Ministère de la Culture,
après un borborygme du directeur.
Je me souviens d’un « On ferme le dossier? » de Madame Françoise Rougier
et le dossier tomba dans la poubelle.
A un poil de cul près…

Comme cette idée de faire un spectacle à partir de l’oeuvre de Puccini : Gianni Schicchi.
ou cette idée de faire un spectacle avec un bel emballage et rien dedans
et un spectacle sans emballage mais avec un contenu… idée devant un café et une cigarette dans l’anti-chambre de La Chaufferie.

Mais surtout,
Michel,
Tu as été mon mécène. Tu savais tout de mes spectacles sans les voir.
Et avec ton local, rue Jacques Louvel Tessier, j’ai passé les tempêtes.
Et j’ai fait un tout petit chemin que je n’aurais jamais pu faire sans ton aide.
Même avec des tonnes de loyers impayés, tu gardais un oeil lointain sur moi.
A part ton agacement, devant mon mutisme, une honte mal digéré de ma part de ne pas avoir la réussite visible, comme celle qu’un fils voudrait offrir à son père…
Heureusement, à un poil de cul près, on a eu cette conversation au téléphone,
la dernière fois au téléphone, mais ce n’est pas suffisant, Michel,
on devait faire chacun un bout de chemin, l’un vers l’autre…
C’est raté.  A un poil de cul près.

Fabrice Dugied

22 septembre 2016

Fabrice,

Tu fais chier!
On avait rendez-vous et tu m’as fait faux bond.
Ca m’a fait mal.
En comparaison quand mon père s’est cassé la pipe,
c’était ni chaud ni froid.
Il faut dire qu’il m’a déshérité, un appartement à Versailles
qui me passe sous le nez.
Un bon petit apport pour
le premier spectacle de mes adieux et une édition spéciale du journal L’Art-trose…
On devait se dire tout cela dans ce foutu rendez-vous manqué.
Comment je vais faire maintenant, sans toi,
pour ne pas devenir un vieux chorégraphe aigri…
parce qu’on vieillissait bien jusqu’à présent.

Again

15 mars 2016

Et toujours cette question :
Comment faire son métier
quand on ne supporte pas
tout ce qu’il faut faire pour faire ce métier,
c’est à dire…
les négociations,
les faire comme si…
ne pas dire ce que l’on pense,
les dossiers qui ne servent à rien,
les directeurs qui disent : “je connais mon public”.
Et pourtant, j’aime toujours la scène.
Je regarde maintenant le public….
Il y a une problématique entre comment le public vient au théâtre, son état d’esprit
et la situation de celui qui est sur la scène.
Je ne sais pas trop l’expliquer… mais il y a comme consommation et non appropriation,
Il y a comme un truc de l’écoute,
de l’ouverture à l’imaginaire qui me semble hors service…
Je veux autre chose. J’ai besoin que mes poils se dressent.
Être ensemble pour voir une même chose.
Ce n’est pas anodin.
Ce n’est pas gratuit.
Ce n’est pas comme une quiche à avaler rapidement.
J’ai faim d’un chamboulement, j’ai soif d’une tornade qui m’éclabousse.

PREMIERE MONDIALE

25 février 2016

C’est décidé… Je vais écrire un texte fondateur pour une vraie politique de la danse…
Alors… Je commence par…

LETTRE POUR UN PROJET D’ECRITURE

19 février 2016

Suite à notre conversation téléphonique,
je vous adresse le dossier du projet pour
la publication d’un travail d’écriture sur la danse, les danseurs, avec les danseurs.
J’ai conscience que ce projet peut avoir un aspect indiscipliné
et qu’il sort des sentiers battus, des chantiers rabattus.
Mais, il me semble nécessaire de toujours remettre la main à la pâte,
que les choses ne sont pas acquises ad vitam aeternam,
mettre les pieds dans le plat pour ne pas laisser un seul espace
à de nouveaux détracteurs qui ne rêvent que d’appauvrir notre culture.

PARIBAS ET MOI

12 février 2016

Monsieur Werlé,
Nous avons pris connaissance avec la plus grande attention du courrier concernant le projet Ma Belle Révérence.
Sans doute notre Fondation porte-t-elle une attention particulière à l’expression artistique, et en particulier la danse contemporaine, mais ses interventions s’articulent autour d’un nombre limité de programmes.
Le respect scrupuleux de ces engagements, qui s’inscrivent dans la durée, et les contraintes budgétaires qui en découlent, ne nous permettent pas de tisser de nouveaux partenariats. Aussi tout en mesurant la qualité de votre projet et sensibles à votre suggestion de nous voir intervenir à vos côtés, sommes-nous au regret de ne pouvoir répondre favorablement à votre appel.
En vous remerciant de ne pas nous tenir rigueur de cette réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations les meilleures.

L’Equipe de la Fondation BNP Paribas

SITE INTERNET EN CONSTRUCTION : frederic-werle.fr

19 octobre 2015

Petite réfection du site internet…
petite réfection personnelle MADE IN MYSELF…
Quelques erreurs et aussi quelques manques
comme les noms des personnes qui de près ou de loin m’aident…

Et toujours le blog de mon prochain spectacle : http://monprochainspectacle.blogspot.fr

ACTUALISATION DE L’ACTUALITE

19 octobre 2015

NIJINSKOFF
à La Maison du Japon à Paris
le vendredi 27 novembre 2015
à 14 heures et 17 heures 30,
dans le cadre de l’atelier spectacle de fin de formation des apprentis,
Techniciens de spectacle vivant lumière du CFA, CFPTS de Bagnolet.

Et au CNCDC de CHATEAUVALLON
les 19 et 20 janvier 2016 à 19h

J’ai oublié de tenir à jour mon journal…

27 septembre 2015

Un oubli.
Un vide.
Du rien.

08 JANVIER 2015

12 janvier 2015

On a joué le 08 janvier à 14h
On a joué quand même…
Malgré la terreur, la tristesse.
les sirènes au loin,
et cette question de l’utilité du spectacle vivant devant la folie de ce monde…
Et en même temps à 17h, on a trouvé la force de faire rire,
on a vécu un instant ensemble dans notre exposition,
on a senti que notre travail avait sa place,
on avait notre combat de ne pas s’effacer devant la barbarie.
MERCI CHARLIE.